Skip to content

John McEnroe, visit the academy of bad boy tennis

From our special shipment to New York Loïc Grasset

Mis à jour le

The ex-enfant terrible John McEnroe and they are the director of an academy of 650 elves. Pour que son sport de el ne soit pas réservé aux riches.

« Pleez bien le genou. in equerre. Puis ouvrez la raquette en defrande, presque posée sur le sol. Voila. Good job! » Sur les courts en ciment bleu charron de la John McEnroe Tennis Academy, une huitaine de jeunes gars et filles de 11 a 17 ans écoutent, ébaubis, leur instructeur du jour. Car attention, legend: a lesson in service volley for John McEnroe, like a cours de danse for Rudolf Noureev or a dribble master class for Cristiano Ronaldo. His pairs, les gloires tennistiques des années 1980, arborent souvent une silhouette plus proche des créatures boursouflées de Botero que des statuettes efflanquées à la Modigliani. John McEnroe, lui, est resté svelte, affûté.

Lire also: “We Are Tennis Fan Academy”

The suite après cette publicité

At 63 years old, he also kept the voice of the stentor and the incandescent temperature that did not fail to renew. « J’ai un bon métabolisme. [Rires.] In fact, jusqu’à a récent passé, je jouais sur les circuits de vieilles gloires. Je n’y allais pas seulement pour le fun, mais aussi pour offer le meilleur spectacle. Et si possible gagner. C’est toujours mieux que de perdre, non? » rigole Big Mac, monstre sacré du tennis avec ses sept Grands Chelems gagnés, des matchs inoubliables face au Suédois Björn Borg et des engueulades bibliques sur les plus grands courts de la planete.

The suite après cette publicité

Pour l’heure, planté bien droit sur le bord des courts de son académie, sur Randall’s Island, à un bras de rivière de Manhattan, John Mc Enroe supervise l’entraînement de ses protégés, les 650 filles et garçons venus se perfectionner et, qui sait, become professionnels. Ce matin, sur le court, Izyan Ahmad alias “Zizou”. At 11 years, with the fils d’émigrés indiens du Cachemire, meilleur joueur américain de sa classe d’âge, envoie des mines et des parpaings à deux préadolescents, pivoines, au bord de l’apoplexie. “He C’est un bon gars,” commented John McEnroe. Il est chez nous depuis ses… 8 ans. La journée, il s’entraîne trois heures et, le soir, il dort chez papa-maman. Mais il doit also think a souffler. Un enfant doit rester un enfant. »

Jogging sur les berges de l’East River.

© EVA SAKELLARIDES

Vingt tennis courts, a gymnase, a restaurant, des petits bâtiments administratifs, la pépinière de champions s’étire. C’est sur cette langue de verdure, face au Moloch urbain de 20 million d’âmes, piqueté de boqueteaux et ceinturé d’échangeurs, que s’est établie, in 2009, cette école de tennis à nulle autre pareille. “Mon frère John et moi sommes des New-Yorkais purs et durs, on a ça dans le sang”, explain, même bouille enthousiaste que son aîné, Patrick McEnroe, que fut un bon joueur du top 50 dans les années 1980-1990 avec une victory in double at Roland-Garros. Alors on s’est mis en tête de créer une académie à New York pour les gars et les filles doués, mais que venennent de familles desargentées. Et, croyez-moi, ici c’est bien plus dur qu’ailleurs. »

The suite après cette publicité

The suite après cette publicité

Le truc de McEnroe, ce n’est pas la technique. Il voit le tennis comme un jeu de stratégie. Où l’on met dans la tête de l’adversaire

That n’a-t-on never said and wrote on New York, the last city, promised and venemous, defied the world and the dieux monotons: 690,000 trees, 251 gifts and 10 dollars the boule of Glace Vanille à SoHo. Tout y est plus grand, plus cher, plus dur et plus « waouh ! » que n’importe où ailleurs. “Si tu peux le faire ici, alors tu peux le faire partout”, assurent, dans la ritournelle, les philosophes du cru, Frank Sinatra et Liza Minnelli. Et ce qui vaut pour la chanson vaut aussi pour le tennis. « If you are not a doctor, trader or advocate, it is difficult to finance a joueur training in New York, thanks to Patrick McEnroe. In addition to the training – three to four hours per day –, the equipment, the trips for his aligner on tour, he has a budget of 50,000 euros for one. » In 2009, with the help of Leur frère Mark, Avocat, les McEnroe ont multiplié les opérations de charité, et les appels aux dons d’ex-sponsors comme Nike, pour collecter les funds nécessaires à leur beau dessein.

Leçon de service-volée avec un professeur en grande form.

Leçon de service-volée avec un professeur en grande form.

© EVA SAKELLARIDES

It is not in 2019 that the bon mécène, the French bank BNP Paribas, will present the tennis after fifty years. “I am so excited about the discourse of frères McEnroe du “give back”, de rendre au sport et à la ville ce qu’ils leur ont donnés”, explains Jean-Yves Fillion, CEO of BNP Paribas USA. Gloire et consécration obtainues, beaucoup de champions préfèrent lâcher la bride et se laissent pousser « un belly beer » – bide de buveur de bière. Pass John McEnroe. With more than 12 million dollars raised in a career achieved in 1992, très belle somme à l’époque, et de jolis contrats publicitaires, il aurait pu cultivar son jardin de el dans sa villa de Malibu, in California. Pas are genre of it. In 2022, he sees the tournois de vétérans et commente, with his brother Patrick, the tennis matches du Grand Chelem pour ESPN, the BBC, NBC and CBS.

Lire also: John McEnroe : “I’ve sent to New York and my tennis is what I don’t know”

« Le tennis est devenu stéréotypé, assure Big Mac. La technologie, je thought surtout aux raquettes, et les nouvelles règles ont pipé les dés. Avant, les athletes n’avaient pas leur mot à dire face aux artistes et aux stylistes. Ils perdaient systématiquement. Aujourd’hui, la force brute prévaut sur le beau jeu. Il ya trop de mastards que envoient des missiles du coup droit ou au service sur le circuit. Le tennis doit is reinvented as a marketing material to become passionate again. »Sur les murs de son bureau de sul, des centaines de photos à peine jaunies de ses faits d’armes de su, d’anciens adversaires comme l’German Boris Becker, récemment imprisoned in London for tax fraud. « C’est terrible ce qui lui arrive, avoue, très ému, John McEnroe. Je me suis promis d’aller le voir quand j’irai commenter Wimbledon cet été. Je le ferai. J’irai le voir en prison et lui témoigner mon amitié. »

Gros coœur et désireux de transmettre sa passion, John McEnroe a imagined, à New York, une Team Mac 1, dix jeunes, cinq garçons et cinq filles à haut potentiel qui, grace au mécénat, vont avoir les moyens de réaliser leurs rêves et devenir pros The BNP will see année 500,000 euros au programme, soit 50,000 euros per child. «Au total, nos teams jeunes talents aident 150 enfants dans le monde, explains Bertrand Cizeau, chargé de l’engagement dans la banque. In France, c’est Jo-Wilfried Tsonga qui en est le parrain. »

The maître et la relève : Izyan Ahmad, 11 years old, meilleur joueur américain de sa classe d'âge, and Stephanie Yakoff, 16 years old, winner of the Orange Bowl.

The maître et la relève : Izyan Ahmad, 11 years old, meilleur joueur américain de sa classe d’âge, and Stephanie Yakoff, 16 years old, winner of the Orange Bowl.

© EVA SAKELLARIDES

Dans l’univers du tennis business, cette initiative détonne. Aux États-Unis, located in Florida, there is a faculty of academics like IMG (ex-Bollettieri), Chris Evert or Patrick Mouratoglou. Ces usines à champions recruit talents aux quatre coins du monde dès l’age de 10 a 12 ans et les surentraînent pour en faire des cracks. In full pension, the coût de la formation peut dépasser les 100,000 euros per an. Certaines académies prennent same a percentage sur les gains futurs des stars en puissance, in exchange for a “pro bono” formation, comme, jadis, avec les sœurs Venus et Serena Williams.

Aujourd’hui, la force brute prévaut sur le beau jeu. Le tennis doit will be reinvented

At the John McEnroe Tennis Academy, the philosophy is to recruit disadvantaged children, du cru, in order to offer a solid sportive formation and the possibility of access to the most prestigious schools. “C’est bien d’avoir des options”, assures Big Mac. Lui et son frère parlent en connaissance de cause. Grace au tennis, ils ont été admis gratuitement à l’université Stanford, in California. Example suivi par Stephanie (in hommage à Steffi Graff) Yakoff, 16 years old, sourire Ultrabrite et discours déjà structuré. Son père de ella, technicien informatique, la conduit chaque matin après ses cours de ella au collège. Sa mère de ella est auxiliaire de vie dans un hôpital. Pas de quoi payer une formation 5 étoiles à leur fille de la que a pourtant gagné en Floride l’Orange Bowl, l’equivalent du championnat du monde juniors.

« On a convaincu ses parents qu’avec nous elle allait find a balance, Patrick McEnroe supported. In tennis, the pressure, the stress and the same burn-out that have existed since the age of 12 years. It’s easy to crack. » « Je joue depuis 3 ans, raconte Stephanie Yakoff. Je voudrais être pro, bien sûr. More I prefer to ensure a future in Harvard integration with a good deal: free education and, in exchange, I represent the university in the interclubs. » La jeune fille espère remporter assez de matches et de tournois pour jouer l’US Open Junior cet automne. « Les fondamentaux, la technique… ce n’est pas mon truc, by John McEnroe. Je veux nourrir les gamins avec mar rage de vaincre, mon refus de la défaite. J’envisage le tennis comme un jeu d’échecs. Il faut avoir un coup d’avance, se mettre dans la tête de l’adversaire, anticipate ses coups et ses tactical changes. »

Dans les tribunes de Roland-Garros, with Jean-Yves Fillion, P-DG of BNP Paribas USA, who financed the hauteur school of 500,000 euros for an.

Dans les tribunes de Roland-Garros, with Jean-Yves Fillion, P-DG of BNP Paribas USA, who financed the hauteur school of 500,000 euros for an.

© Virginie Clavières / Paris Match

« Quand on échange des balles avec lui, il nous donne toujours du “hard time” », Raconte, in Franglish, l’Américano-Camerounais Joseph Oyebog Junior. À 14 ans, cet échalas de 1.80 mètre qui fait tous les jours quatre heures de train pour s’entraîner, a déjà gagné des tournois juniors face à des joueurs de 18 ans. « Nous apprenons aussi en perdant. Les victories de main se forgent dans les défaites d’aujourd’hui », according to Izyan Ahmad, le phénomène de l’académie. Sa mère de him, Nida, née en Inde et dingue de tennis, l’a programmé pour être champion. « Je me suis arrangée pour que ma césarienne s’effectue un 3 juin, car c’est le jour de naissance de Rafael Nadal, mon idole, confie-t-elle. Et dès ses 2 ans, on l’a mis au tennis et au football. » Le jeune « Zizou » affronte des gamins de 14 o 15 ans pour s’endurcir et n’a qu’une crainte : « Mesurer moins de 1.80 mètre, une fois ma croissance achevée. » Le storytelling est déjà prêt, œcuménique, Netflix compatible. He remains to hope that his game from Wayne, New Jersey, will become the first Indo-America to report to the US Open. And, surprisingly, the premier of New York was prophetic on his land after 1984 and a certain… John McEnroe.

Leave a Reply

Your email address will not be published.